Avant de coder ou de designer, je réfléchis.
Une plateforme métier, un site ou une identité visuelle ne se jouent pas au moment où l’on code. Ils se jouent avant, quand on décide ce qu’il y a à construire, pour qui, et ce qu’on laisse de côté. Voici comment je travaille, du premier échange à la mise en production, quelle que soit la taille du projet.
Pourquoi la plupart des projets déçoivent
J’ai passé des années en entreprise à livrer des choses dont je savais qu’elles ne tiendraient pas. Pas par manque de budget, ni de compétence. Parce que la décision avait été prise ailleurs, trop tôt, par quelqu’un qui ne voyait pas le problème.
Un site lancé sans avoir clarifié à qui il parle. Une identité dessinée avant de savoir ce qu’elle doit dire. Une plateforme développée fonctionnalité par fonctionnalité, sans que personne ne tienne l’ensemble.
Résultat : des outils qui s’empilent, un message qui se disperse, et un projet qu’on paie deux fois, une fois pour le faire et une fois pour le refaire.
Mon travail commence avant ça. Avant le premier pixel, avant la première ligne de code : au moment où l’on décide.
Les phases de travail
Comprendre votre métier, pas votre besoin
On commence par un échange, souvent par écrit. Vous me parlez de ce que fait votre entreprise, de ce qui coince, de ce que vous avez déjà, même mal. Pas de cahier des charges à fournir : si vous saviez déjà exactement quoi construire, vous n’auriez pas besoin de moi pour cette partie.
C’est ici que je pose les questions gênantes. Celles qu’on préfère éviter au début, et qu’on paie à la fin.
Trancher le périmètre et fixer le prix
De cet échange sort un cadrage : ce qu’on construit, ce qu’on écarte sciemment, et dans quel ordre. C’est aussi là que se décide la technologie, en fonction de ce que le projet demande, pas de ce que je préfère. WordPress quand il suffit, du sur mesure quand il le faut, et je vous le dis franchement dans les deux sens.
Le cadrage produit un prix fixe. Vous savez ce que vous achetez avant de signer, et le prix ne bouge pas parce que le travail s’est révélé plus long que prévu.
Construire, en vous montrant à mesure
Je construis, vous regardez, on ajuste. Sur une plateforme, on sort d’abord le noyau, ce sans quoi l’outil ne sert à rien, et vous vous en servez pour de vrai avant qu’on l’étende. Sur un site ou une identité, les allers-retours font partie du travail, pas d’une option.
Vous parlez toujours à la même personne, celle qui écrit le code ou qui dessine. Rien ne part chez un sous-traitant.
Mettre en production sans improviser
Une mise en ligne, c’est une liste, pas un pari : tests, redirections des anciennes adresses, performance, sécurité de base, données structurées, sauvegardes. Sur une plateforme en production, je déclenche moi-même et je regarde ce qui se passe, pour gérer un incident au moment où il arrive plutôt que le lendemain.
Vous récupérez le code, les accès et la documentation. Tout est à vous, dès le premier jour.
Faire durer
Après la mise en production, je corrige gratuitement les bugs pendant un mois, sur signalement. Ensuite, soit vous n’avez plus besoin de moi et c’est très bien, soit l’outil continue d’évoluer et on passe à un accompagnement technique continu, avec un volume d’heures réservé chaque mois.
La même méthode, trois échelles de projet
Ce qui change d’un projet à l’autre, c’est la profondeur de l’analyse, pas son existence.
Une plateforme ou une application métier. Un système sur lequel une entreprise travaille tous les jours et qui n’a pas le droit de tomber. Le cadrage y prend des semaines, et c’est lui qui décide de tout le reste : développement sur mesure, reprise d’un projet existant ou accompagnement dans la durée.
Un site professionnel. Pour un indépendant ou une PME qui veut être trouvé, compris et contacté. L’analyse tient en un échange et une structure, et c’est le contenu qui commande le calendrier : création ou refonte de site.
Une identité visuelle. Un logo, des couleurs, des typographies et les règles pour s’en servir sans y repenser à chaque fois. Ici, comprendre le positionnement passe avant le premier croquis : identité visuelle et branding.
Ce que ça donne, sur des projets réels
La démonstration la plus complète est publiée : la reprise d’une plateforme financière de plus de 400 utilisateurs, où c’est l’analyse préalable qui a écarté la réécriture complète et permis de tenir la date de lancement sans jamais arrêter le service.
À l’autre bout, un site vitrine de massothérapie qui a pris six mois au lieu de trois semaines, parce que le travail portait sur les textes et pas sur le développement. Et ce site-ci, le seul où je décide de tout, ce qui en fait l’exercice le plus piégeux.
Les trois suivent la même logique : comprendre, trancher, construire, puis faire durer. Voir les études de cas.
Questions fréquentes
Combien de temps dure un projet ?
Pour un site professionnel, comptez deux à quatre semaines une fois les contenus réunis. Le vrai facteur, c’est le temps qu’il vous faut pour rassembler vos textes et vos photos et valider les étapes, pas le développement.
Pour une plateforme ou une application métier, je ne donne pas de durée avant le cadrage : ce serait un chiffre inventé. Ce que je peux dire tout de suite, c’est ce qui la fait varier : le nombre de règles métier à comprendre, l’état de l’existant, et ce qui doit continuer de tourner pendant le travail.
Avec quelles technologies travaillez-vous ?
Symfony et PHP sont mes environnements principaux pour les plateformes, ceux où je vais le plus vite et le plus sûrement. WordPress pour les sites professionnels, avec une base maîtrisée pour la performance, le référencement et la sécurité. La suite Adobe, Illustrator surtout, pour l’identité visuelle.
Ce ne sont pas des limites : le choix se fait au cadrage, en fonction du projet. La seule règle que je m’impose, c’est de ne pas prendre un projet dans une technologie que je ne saurais pas relire ligne à ligne.
Pouvez-vous reprendre un projet existant ?
Oui, et c’est une part importante de mon activité. Ça commence toujours par un état des lieux : je ne modifie pas un système sans comprendre pourquoi il est structuré comme il l’est et ce qui doit réellement changer. Pour un site, voyez la refonte de site. Pour une plateforme ou un outil métier, la reprise de projet.
Travaillez-vous uniquement en Belgique ?
Je suis basé à Boussu, en Hainaut. Je me déplace en Wallonie et à Bruxelles quand ça a du sens, et le reste du temps on travaille à distance, par écrit. Une partie de mon activité se fait déjà avec des sociétés établies hors de Belgique.
Un projet en tête ?
Parlons-en avant de commencer. Un premier échange sans engagement permet souvent de clarifier l’essentiel.